Hélène Bruntz
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Clémence était immobile devant la porte entrouverte. Intimidée, hésitant semblait-il entre le sourire et les larmes. Tout en noir, comme une veuve.

David avait perçu d’emblée leur ressemblance. Inutile de se dérober, elle était la mère, et lui, le fils.

Il ne s’attendait pas à cette rencontre, écartée de- puis longtemps de ses désirs : celle d’une femme qui lui avait donné la vie, mais qui ne pouvait pas s’occuper de lui, et qui préférait ne pas le connaître. Mais son père réduisait tout commentaire négatif aux effets délétères de la maladie.

Ce jour-là, « elle » était devant lui.

« Clémence », venait-elle de murmurer pour se pré­sen­ter. Le nom que son père prononçait, quand il parlait d’elle. Aucun doute possible.

Et quelque chose d’incroyable devenait une évidence : elle paraissait « normale ».

[...]

 

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